Un appel de location manqué n’apparaît dans aucun rapport : la personne qui a raccroché loue tout simplement ailleurs. On peut quand même lui donner un prix avec quelques chiffres publiés et votre propre registre d’appels.
Combien d’appels de location restent sans réponse?
Plus de la moitié, selon les chiffres américains, les plus clairs à avoir été publiés. Digible, une agence de marketing américaine spécialisée en immeubles locatifs, a analysé 170 825 appels à des immeubles multilogements sur un trimestre : 60,8 % sont restés sans réponse, selon un rapport publié en novembre 2024 (Digible).
Le moment de l’appel complique les choses. Dans les données américaines de RentEngine pour le premier trimestre de 2026, 53 % des demandes sont arrivées en dehors des heures de bureau et 48 % des visites ont été réservées en dehors de ces heures (RentEngine). Si votre système téléphonique garde un registre, votre propre taux vaut mieux que n’importe quelle moyenne.
Combien vaut une demande de location?
Environ un vingt-deuxième de bail, selon la médiane américaine. RentEngine a compté une médiane de 22 demandes par logement loué au premier trimestre de 2026, contre 16 au dernier trimestre de 2025 (RentEngine).
Le ratio varie selon le type d’immeuble : 23 demandes pour les maisons unifamiliales, 24 pour les duplex et triplex, 16 pour les petits immeubles multilogements et 15 pour les condos (RentEngine). Si vous suivez vos demandes et vos baux signés, utilisez votre propre ratio.
Combien coûte une journée vacante au Québec?
Le loyer mensuel divisé par 30,4, le nombre moyen de jours dans un mois. Au loyer moyen canadien de 1 550 $ pour un logement de deux chambres (un 4 ½) destiné à la location, selon le Rapport sur le marché locatif 2025 de la SCHL, c’est environ 51 $ par jour (SCHL).
Ce chiffre est la moyenne payée par tous les locataires, y compris ceux qui sont en place depuis longtemps. À Montréal, le loyer des nouveaux baux après un changement de locataire atteignait 1 644 $ en octobre 2025, contre une moyenne de 1 346 $, alors utilisez votre propre loyer demandé quand vous le pouvez (SCHL).
| Logement de deux chambres, SCHL 2025 | Loyer mensuel | Une journée vacante |
|---|---|---|
| Canada, moyenne de tous les locataires | 1 550 $ | 1 550 $ ÷ 30,4 = 50,99 $ |
| Montréal, moyenne de tous les locataires | 1 346 $ | 1 346 $ ÷ 30,4 = 44,28 $ |
| Montréal, nouveaux baux (octobre 2025) | 1 644 $ | 1 644 $ ÷ 30,4 = 54,08 $ |
| Ville de Québec, moyenne de tous les locataires | 1 277 $ | 1 277 $ ÷ 30,4 = 42,01 $ |
Les locataires ont aussi plus de choix. Le taux d’inoccupation national des logements destinés à la location est passé de 2,2 % en 2024 à 3,1 % en 2025, et la SCHL rapporte que des exploitants offrent des incitatifs aux nouveaux locataires, comme un mois de loyer gratuit (SCHL). Il était de 2,9 % à Montréal et de 2,4 % à Québec (SCHL).
Une vacance dure des semaines, pas des jours. Dans les données américaines de RentEngine, la durée moyenne sur le marché était de 32 jours au premier trimestre de 2026 (RentEngine); à 50,99 $ par jour, 32 jours vacants coûteraient 1 632 $ au loyer moyen canadien.
Comment chiffrer vos propres appels manqués?
Multipliez vos appels par semaine par la part sans réponse et par la part de ces appelants qui ne reviennent jamais, puis divisez par le nombre de demandes qu’il faut pour signer un bail. La part de gens qui ne reviennent pas est votre propre hypothèse, à tirer de votre registre d’appels.
Voici le calcul pour une semaine hypothétique de 30 appels :
- Appels sans réponse par année : 30 × 52 × 60,8 % = 948.
- Appelants qui ne reviennent jamais : 948 × votre part. Comptez les numéros manqués qui n’ont jamais rappelé, texté ou écrit.
- Équivalent en baux perdus : le résultat de l’étape 2 ÷ 22, la médiane de RentEngine.
- Loyer en jeu : le résultat de l’étape 3 × les jours vacants de plus que cause chaque bail perdu, aussi votre hypothèse, × 50,99 $ au loyer moyen canadien.
Par exemple, si un bail perdu repousse une entrée d’une semaine, il coûte 7 × 50,99 $ = 357 $ au loyer moyen canadien. S’il la repousse d’un mois complet, il coûte les 1 550 $ en entier.
Le calculateur gratuit des appels manqués fait ce calcul sur une année. Il compte chaque bail perdu à un mois de loyer, une approximation de la vacance supplémentaire, et sa valeur de départ pour la part de gens qui ne rappellent jamais est une hypothèse, pas un chiffre publié : remplacez-la par la vôtre.
Rappeler le lendemain matin, est-ce suffisant?
Parfois, mais le délai coûte des visites. Dans les données américaines de RentEngine au premier trimestre de 2026, les visites prévues dans les 24 heures ont eu lieu plus de 60 % du temps, et ce taux est tombé sous 20 % quand le délai dépassait une semaine (RentEngine). Au deuxième trimestre, les visites prévues plus de quatre jours à l’avance n’ont presque jamais eu lieu (RentEngine, T2 2026).
Des gestionnaires décrivent la même chose. Sur le forum BiggerPockets, un gestionnaire a raconté en 2026 qu’une annonce recevait beaucoup de demandes, mais peu de visites; la cause était un délai de réponse moyen de près d’une journée (BiggerPockets, en anglais).
Que suivre chaque semaine?
Trois chiffres : les appels de location, les appels sans réponse et les appelants manqués qui ne sont jamais revenus, peu importe le canal. Ajoutez vos demandes par bail signé et votre loyer demandé, et vous pourrez chiffrer vos appels manqués avec vos propres données plutôt qu’avec des moyennes.
Suivez-les par annonce et au total. Une annonce qui attire beaucoup d’appels, mais peu de visites, est le premier endroit où essayer une réponse plus rapide.